Historique

François Lagneau, fondateur de l’association, raconte son histoire.

François Lagneau - président honoraire et fondateur de l'association
François Lagneau, fondateur de l’association

L’Histoire de notre Association! Encore une fois, je vais essayer d’être « court » pour vous répondre. Permettez-moi de parler à la première personne du singulier car ma petite histoire est bel et bien à l’origine de l’Association.

En 1964, je quitte la Marine Nationale après 14 ans passés sous deux uniformes, 7 ans dans le corps des équipages de la Flotte en Indochine et en AOF, puis 7 ans (dont 5 en AFN) en qualité de directeur de Foyers, spécialité n’existant que dans la Marine Nationale et dont l’objet était de répondre à la fois, aux besoins des équipages en matière d’activités récréatives, éducatives, culturelles, sportives et sociales, voire commerciales lorsqu’il existait des comptoirs de vente. Il serait trop long de décrire cette profession qui a inspiré celles de beaucoup d’animateurs de loisirs, de directeurs de foyers de jeunes travailleurs et jusqu’à des directeurs de Maisons de Jeunes et de la culture

Je me suis, pour ma part, spécialisé (en quelques sortes) dans les actions d’Animation de Jeunes et de tout ce qui pouvait concerner la vie sociale des équipages au sens le plus large qui soit.

J’ai servi sous cette étiquette pendant 5 ans en Tunisie puis 2 ans dans les écoles préparatoires de la Marine (Ecole des Mousses et Maistrance – Brest 1962-1964)

J’ai démissionné pour devenir directeur d’un établissement social dont la préoccupation essentielle était d’éviter la marginalisation. C’est ainsi que j’ai œuvré (d’emblée pourrait-on dire) pour la réinsertion (ici le terme était convenable) de marginaux et participé à la création de ce que sont devenus plus tard les CAT (aujourd’hui ESAT). Il m’a été demandé entre autres, à cette époque, de participer aux travaux organisés par une Commission Nationale décidée par Georges Pompidou et placée sous la direction de Mr François Bloch Lainé, lequel devait devenir plus tard Président National de L’UNIOPSS (Union Nationale des Institutions et Œuvres Privées Sanitaires et Sociales).

Cette action sociale d’envergure a constitué pour moi non seulement comme une première approche du milieu, mais a servi d’authentique apprentissage pour la suite de ma carrière médico-sociale.

Peu après, en effet, après avoir dirigé deux autres établissements, l’un en charge de la petite enfance, l’autre de ce qu’on appelait à l’époque « le 3ème Âge ». J’ai eu la chance d’être admis à l’école Nationale de la Santé Publique de RENNES et de pouvoir y obtenir successivement les diplômes de Directeur d’Hôpital, en catégorie B, puis en catégorie A.

C’est ainsi que j’ai terminé ma carrière civile en qualité de Directeur du Centre Hospitalier- Hôtel Dieu du CREUSOT après avoir été Conseiller Technique du Ministre Délégué chargé des Retraités et des personnes âgées du Gouvernement Rocard.

Dès 1964, j’avais fait la connaissance du docteur Lamarche qui dirigeait un petit établissement de psychiatrie à Muzillac dans le MORBIHAN. Le docteur Lamarche avait plusieurs de ses malades qui étaient originaires de la Région Parisienne. Les familles de ces malades sont à l’origine d’une association qui devint très rapidement Nationale et fut, presque d’emblée reconnue d’utilité publique. Nous étions en 1963 et l’Association en question vit le jour sous le sigle d’UNAFAM (Union Nationale des Amis et Familles des Malades Mentaux).

J’ai adhéré à cette Association et refusé d’entrer en son Conseil d’administration malgré l’insistance de l’un de ses co-fondateur : le Père Louis Joseph MINIOU, capucin breton exerçant à LORIENT. L’année suivante (1965) je refusai aussi de faire partie du Conseil d’administration des Croix Marines, Association à laquelle j’avais adhéré compte tenu du nombre de Malades Mentaux (authentiques et véritables) que je découvrais, CHAQUE JOUR, dans le monde des marginaux dont je m’occupais, non plus seulement autour de LORIENT, mais au niveau de cinq départements bretons. Pardonnez-moi d’arrêter là les souvenirs.

Ils ne sont évoqués que pour souligner l’ancienneté et la variété de mes recherches en matière de Réhabilitation psychosociale des handicapés Psychiques. Car c’est bien à partir de ces expériences, aussi nombreuses que variées, que tout a commencé.

En 1992 je suis devenu préretraité et de plus en plus actif au sein de l’UNAFAM, successivement Président des sections de l’Hérault, puis de l’Aude (que j’ai fondée), délégué Régional LANGUEDOC-ROUSSILLON, enfin conseiller Technique du Président CANEVA. Démissionnaire en 2005 … Mais dans le même temps Fondateur du Mouvement « Famille et Tendresse » (Riols 1992), Fondateur de l’Association ESPOIR DE L’AUDE (1996), Adhérent épisodique au Mouvement Amitié Espérance (Fondé par le Père Louis Joseph Miniou déjà cité).

Espoir de l’Aude s’est vu confier plusieurs missions par la DDASS de l’Aude, notamment la gestion du SITE à la vie autonome. Guichet UNIQUE destiné à répondre aux besoins de tous les genres de HANDICAPÉS. Cette Association fut aussi à l’origine de la MAS d’ALAIGNE pour autistes adultes, aujourd’hui gérées par l’ASM-Limoux et d’un projet de « Résidence –Club » pour handicapés Psychiques stabilisés présentés successivement, non sans quelque succès, au Congrès Mondial de Réhabilitation Psychosociale de PARIS-LAVILLETTE en 2000, Barcelone en 2002 et enfin à l’UNESCO (Paris 2002) sans résultat concret.

Le Mouvement Famille et Tendresse est né en 1992 avec une équipe de PARENTS de l’HÉRAULT, presque tous membres de la section UNAFAM de Béziers. Section progressivement disparue après le décès brutal de Madame Hélène MAZALEYRAT.

Mais en 2007 et pour diverses raisons des amis parisiens me demandent avec beaucoup d’insistance de reprendre le projet de réhabilitation psychosociale. Dès lors le Mouvement « Famille et Tendresse » reprend vie sous forme d’Association non déclarée. Son Siège social est fixé 21 bis, rue Dareau dans le 14e Arrondissement de Paris.

C’est à partir de la Rue DAREAU que commencèrent les recherches de terrain, de sponsors, de familles intéressées. L’expérience acquise nous donnait à penser qu’il ne fallait surtout pas alerter un trop grand nombre de familles tant que nous ne serions pas assurés que le projet aurait une suite.

En 2007, Un premier document d’une centaine de pages a été diffusé à 120 exemplaires. Tapé en ½ page de manière à permettre des corrections et/ou des commentaires constructifs de la part des destinataires. Nous espérions des corrections, des suggestions, un certain enthousiasme. RIEN ! Nous avons obtenu 7 réponses en tout, dont 2 valables et 1 très intéressante. C’est PEU !

Par la suite et successivement furent étudiés à grands frais, trois projets successifs, ce qui sous entend d’énormes dossiers, beaucoup de correspondance et tractations diverses, des déplacements, des rencontres et j’en passe. Finalement 3 projets abandonnés au profit de celui dit de « MERLAC –ARGUZAC » en cours.

Extrait d’une interview de François LAGNEAU (membre honoraire – fondateur de l’Association) réalisée en 2010